Bien que le taux d’absentéisme ait baissé en France en 2010, ce phénomène coûte toujours chère aux entreprises : 1 % d’absentéisme coûte environ 1 % de sa masse salariale à l’entreprise. Mais la France n’est pas le seul pays touché, comme l’illustre une récente étude de l’éditeur de logiciels Kronos. Les employés en Australie, au Canada, en Chine, en Grande-Bretagne, en Inde, au Mexique et aux Etats-Unis ont tous fait « le travail buissonnier ».
L’absence des salariés est un gros problème pour les entreprises, tant sur le plan financier qu’organisationnel. Or, qu’elles soient en France ou à l’étranger, ces dernières sont de plus en plus confrontées à un fort absentéisme de leurs collaborateurs.
En effet, « un nombre important d’employés dans le monde admet avoir déjà prétexté être souffrants pour justifier une absence au travail alors qu’ils n’étaient pas réellement malades », explique Kronos.
Les champions en la matière sont les travailleurs chinois, puisque près de 3 répondants sur 4 avouent avoir déjà utilisé ce stratagème. Suivent ensuite l’Inde (62 %), l’Australie (58 %), le Canada et les Etats-Unis (52 %), la Grande Bretagne (43 %) et le Mexique (38%). La France est quant à elle la première de la classe avec seulement 1 employé sur 6 déclarant se livrer à cette pratique.
Une mauvaise gestion du stress augmente l’absentéisme dans l’entreprise
Concernant les motivations de ces absences, les personnes interrogées répondent à une écrasante majorité par le stress et le besoin d’un jour de repos (71 % au Canada, 53 % en France et 44 % en Inde). Les autres raisons invoquées sont la nécessité de garder un enfant malade, une charge de travail trop lourde, et l’insuffisance de congés payés.
Dans ce contexte, les salariés absents profitent de cette journée non-travaillée pour se livrer à leurs deux activités préférées : rester à la maison à regarder la télévision et rester au lit. Ce classement est valable dans tous les pays étudiés, à l’exception de l’Inde et du Mexique où la seconde activité préférée est de se retrouver en famille et avec les amis.
Ces absences désorganisent l’entreprise. Ainsi, une majorité des employés dans tous les pays se déclarent négativement impactés en cas d’absence imprévue de leurs collègues, puisque généralement c’est eux qui récupèrent le travail à faire ou dans certains cas les horaires du salarié absent. Cette désorganisation est source de tensions et de stress au sein des équipes de travail. Elle peut également générer des dysfonctionnements de l’entreprise (tâches négligées ou carrément oubliées par exemple).
Comment lutter contre l’absentéisme au travail ?
Pour réduire l’absentéisme, les employeurs doivent offrir aux employés la possibilité d’effectuer des horaires flexibles. Cette solution est valable pour l’ensemble des pays étudiés, à l’exception de la France où la solution plébiscitée par les salariés est de « pouvoir prendre leurs vendredis pendant les mois d’été – ces jours seraient récupérés au cours de la semaine », explique Kronos.
Autres pistes envisageables : le travail à domicile ou encore la possibilité de prendre des congés sans solde ont également été plébiscités par les employés à travers le monde.
De même, de nombreux employés interrogés estiment que l’augmentation du nombre de jours de congés payés serait une des solutions envisageables. Toutefois, cette solution n’est pas plébiscitée par les employés mexicains et français qui bénéficient du plus grand nombre de jours de congés payés dans le monde.
Pour en savoir plus :
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Ressources humaines : comprendre et réduire l’absentéisme au travail
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