Les entreprises sont de plus en plus inégales face à l’absentéisme. De 7,5 jours à 52 jours en 2010, selon la troisième édition du baromètre de l’absentéisme d’Alma Consulting Group. Les PME de moins de 250 salariés et les secteurs de la Santé et des Services sont les plus touchés.
Le taux national d’absentéisme a baissé en 2010 dans les entreprises françaises. Chaque salarié a été absent 14,5 jours en moyenne durant l’année, soit 2,3 jours de moins qu’en 2009 (4,85 % - 17,8 jours).
Les PME de moins de 250 salariés sont les plus touchées par l’absentéisme avec un taux de 4,70 %, suivies des grandes entreprises de 500 à 1.000 salariés avec 4,61 %. « Depuis près de trois ans, l’absentéisme reste plus fort dans les entités de petite taille, allant à l’encontre de la croyance qui font des grandes entreprises, les championnes de l’absentéisme », indique Alma Consulting Group.
Absentéisme par secteur d’activité
Concernant les secteurs d’activité, le secteur le plus touché est celui de la santé, qui a enregistré un taux record avec 5,83 % en 2010 (soit 21,3 jours par salarié), suivi de près par le secteur des services (4,40 % - 16,1 jours). A l’inverse, le secteur du BTP décroche la palme du présentéisme avec un taux de 3,22 % sur l’année, soit 11,8 jours d’absence par salarié. Il existe donc une différence de 9,5 jours en moyenne entre les secteurs de la santé et celui du BTP.
| Secteur d'activité | Absentéisme | Nombre de jours |
| BTP | 3,22 % | 11,8 |
| COMMERCE | 3,74 % | 13,6 |
| INDUSTRIE | 3,90 % | 13,9 |
| TRANSPORTS | 3,95 % | 14,4 |
| SERVICES | 4,40 % | 16,1 |
| SANTE | 5,83 % | 21,3 |
« Les secteurs de la Santé et des Services ne semblent pas avoir encore pris conscience des enjeux liés à l’absentéisme », note Alma Consulting Group qui précise que la moitié des organisations de ces deux secteurs n’ont aucun projet de réduction de l’absentéisme. En revanche, d’autres secteurs comme l’Industrie travaillent depuis longtemps sur leur absentéisme, avec des résultats concrets : un taux d’absentéisme de 3,90 % en 2010 ou 13,9 jours.
Les facteurs de l’absentéisme en France
38 % des répondants indiquent que la pénibilité et les conditions de travail sont les facteurs principaux influant sur l’absentéisme, devant la maladie (22 %) et le vieillissement de la population salariée (17 %).
Parallèlement, le climat socio-économique (17 %) et la démotivation des salariés (14 %) ont été également cités comme facteurs d'absentéisme. « Pour près de 78 % des répondants, la dégradation de la santé au travail est un facteur d'absentéisme, aspect qui retient de plus en plus l'attention des entreprises » explique Alma Consulting Group.
Les bonnes méthodes de réduction de l’absentéisme
Pour réduire l’absentéisme, les entreprises ont ainsi principalement mis en place des actions comme la prévention des accidents du travail (84 %), des contre-visites médicales (76 %), des aménagements des postes de travail (74 %) ou encore une plus grande polyvalence des salariés (71 %). Parmi ces actions, « les actions dites « mécaniques » comme les contre-visites médicales, les incitations financières ou les sanctions disciplinaires sont sans effet ou peu efficaces », précise Alma Consulting Group.
Parallèlement, l’innovation est au cœur de la lutte contre l’absentéisme dans certaines entreprises. « De nouvelles actions, fondées sur le bien-être en entreprise, font leur apparition dans les entreprises, à savoir les crèches pour les enfants du personnel (62 %), la permanence d’une assistance sociale (33 %) et les services de conciergerie (8 %) », indique Alma Consulting Group avant de préciser que « ces actions innovantes apparaissent comme véritablement efficaces puisque c'est dans les entreprises ayant une crèche ou une conciergerie, qu'on enregistre les taux les plus bas d'absentéisme ».
En conclusion, voici le Top 5 des actions les plus performantes pour lutter contre l’absentéisme :
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