Pour tout savoir sur la gestion des jours fériés, voici les réponses aux questions que vous vous posez à propos du mercredi 14 juillet 2010.
Est-il obligatoire de chômer un jour férié ?
Seul le 1er Mai est obligatoirement chômé par l’ensemble des salariés, sauf dans les établissements qui ne peuvent pas interrompre leur travail (transports, hôpitaux, hôtels, etc.). Tout employeur faisant travailler ses salariés le 1er Mai sans que son activité le justifie est passible d’une amende de 750 euros par salarié.
Concernant les autres jours fériés légaux, comme le 14 juillet, vous devez vous référer aux éventuels accords d’entreprise ou de branche. Sachez que le repos est obligatoire pour les jeunes et les apprentis de moins de 18 ans. Toutefois, il peut être dérogé à cette interdiction dans certains secteurs déterminés par décret, dans lesquels les caractéristiques particulières de l’activité le justifient (spectacle, hôtellerie, restauration, boulangerie, boucherie, etc.).
Le salarié peut-il refuser de travailler un jour férié ?
Le refus de travailler un jour férié ordinaire constitue une absence irrégulière permettant à l’employeur d’opérer une retenue de salaire en fonction des heures non travaillées. Le salarié est également susceptible de faire l’objet d’une sanction disciplinaire.
Faut-il rémunérer un jour férié chômé ?
Lorsque le jour férié coïncide avec un jour non travaillé dans l’entreprise (samedi ou dimanche par exemple), aucune indemnité n’est due au salarié car ce dernier ne subit aucune perte de rémunération.
Lorsque le jour férié non travaillé correspond à un jour habituellement travaillé dans l’entreprise, plusieurs cas de figue peuvent se présenter. Dans le cadre du 14 juillet 2010, voici les règles applicables :
Pour en savoir plus : Tableau récapitulatif relatif à la rémunération des jours fériés
Faut-il obligatoirement accorder des ponts ?
Le pont est défini par le Code du travail comme « le chômage d’un ou de deux jours ouvrables compris entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire, ou d’un jour férié précédant les congés annuels ». L’employeur n’a pas d’obligation en la matière.
En revanche, s’il décide d’accorder un pont, il doit alors consulter le comité d’entreprise (CE), afficher les nouveaux horaires et notifier sa décision à l’inspecteur du travail. Dans ce cas, l’employeur peut demander la récupération des journées de pont (soit pour cette année, 12 et 13 juillet ; 15 et 16 juillet).

