Le 24 novembre 2011, un nouvel accord GPEC a été signé au sein du groupe Safran. Il prévoit notamment de faire un état des lieux des métiers et des compétences au sein du groupe pour ensuite développer la construction et la sécurisation des parcours professionnels.
Quatre organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC et FO) ont signé le nouvel accord GPEC du groupe Safran au mois de novembre 2011. Seule la CGT à refuser d’y apposer sa signature jugeant que « cet accord porte surtout sur la mobilité liée aux redéploiements, c’est-à-dire la mobilité contrainte décidée par la direction ».
Visant à compléter les dispositifs existants en matière de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), ce nouveau texte s’articule autour des objectifs suivants :
Les partenaires sociaux seront ainsi informés des objectifs de positionnement du groupe au plan mondial, des axes de croissance et des technologies d’avenir identifiés par le groupe, de la politique industrielle qui y est menée et évidemment de la politique dans le domaine de l’emploi et des compétences.
Sur la base de ces informations, un plan d’actions sera ensuite élaboré par la direction des ressources humaines afin de mobiliser tous les leviers RH (recrutement, formation dans le cadre de Safran Corporate University) pour répondre aux évolutions de métiers et d’accompagner les salariés dans ces évolutions.
Focus sur les mesures d’accompagnement
Un titre entier du nouvel accord est consacré aux mesures d’accompagnement des évolutions au sein du groupe. Ces mesures visent notamment à permettre aux salariés de faire un point sur leur carrière, de se préparer aux évolutions des métiers et éventuellement d’être accompagnés dans leur démarche de mobilité externe.
Pour faire le point sur leur carrière, les salariés bénéficieront de l’arsenal des entretiens individuels existants au sein du groupe, à savoir : le bilan d'étape professionnel, l'entretien individuel annuel, l'entretien de deuxième partie de carrière et le bilan de compétences.
Afin de s’adapter aux évolutions des métiers, le groupe Safran mise sur la formation professionnelle avec une large gamme d’outils à la disposition des salariés : DIF, CIF, VAE, période de professionnalisation, passeport orientation formation, formations passerelles… Toutefois, afin d’assurer la cohérence et l’efficacité de son action en matière de formation, le groupe s’appuiera sur son université (Safran Corporate University), qui est chargée d’élaborer des parcours de formation pour l’ensemble des salariés en s’appuyant sur le référentiel métiers du groupe.
Enfin, l’accord prévoit également l’accompagnement des souhaits de mobilité professionnelle et/ou géographique. A ce titre, une prime destinée à la mobilité interne, dite mobilité « orientée », est mise en place. Son montant varie entre 1.000 et 3.000 euros bruts par salarié. Par exemple, un salarié quittant un métier en décroissance pour rejoindre un métier stable percevra 1.000 euros (3.000 euros en cas de métier en croissance).
Les salariés en mobilité externe ne sont pas oubliés puisqu’un salarié quittant l’entreprise dans le cadre d’un projet de création ou de reprise d'activité bénéficie d'une aide financière de 50.000 euros versée le jour du départ et soumise à cotisations sociales. A cela, le groupe Safran ajoute également un accompagnement dans le montage du projet par un cabinet spécialisé et une formation prise en charge jusqu'à 5.000 euros.

