Destiné à assurer un accompagnement et une indemnisation spécifiques aux salariés licenciés pour motif économique, le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) est applicable depuis le 1er septembre 2011. Il remplace désormais l’ancien contrat de transition professionnelle (CTP) et les conventions de reclassement personnalisé (CRP).
Le contrat de sécurisation professionnelle (CSP), créé par les partenaires sociaux à travers l’accord national interprofessionnel (ANI) du 31 mai 2011 et la convention du 19 juillet 2011, est applicable aux procédures de licenciement pour motif économique engagées à compter du 1er septembre 2011 dans les entreprises qui ne sont pas soumises au dispositif du congé de reclassement, c’est-à-dire :
Le CSP doit être proposé par l’employeur dès lors que l’entretien préalable de licenciement intervient à compter du 1er septembre 2011. Ce dernier doit le proposer à tout salarié dont il envisage le licenciement économique, quelle que soit son ancienneté.
Dans le cadre d’un licenciement soumis à la procédure d’information ou de consultation des représentants du personnel, le CSP doit être proposé par l’employeur dès la présentation de la lettre de convocation à la première réunion des instances représentatives du personnel.
A défaut, le conseiller Pôle emploi proposera le bénéfice du CSP au salarié licencié, et l’employeur sera alors redevable d’une contribution spécifique correspondant :
Conséquences de l’acceptation du contrat de sécurisation professionnelle
Si le salarié accepte le CSP, son contrat de travail est rompu à l’expiration du délai de réflexion (21 jours) et son nouveau contrat de sécurisation professionnelle commence dès le lendemain.
Ce dernier bénéficie alors d’un accompagnement spécifique (entretiens, élaboration d’un Plan de Sécurisation Professionnelle, actions de formations…) pendant 12 mois au maximum. Il a le statut de stagiaire de la formation professionnelle pendant toute la durée du CSP.
En outre, si le salarié justifie d’un an d’ancienneté dans l’entreprise, il bénéficie d’une allocation de sécurisation professionnelle (ASP) égale à 80 % du salaire journalier de référence. En revanche, s’il ne justifie pas d’un an d’ancienneté, il bénéficie alors d’une allocation dont le montant et la durée correspondent à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE).
Côté employeur, ce dernier participe au financement du dispositif de la façon suivante :
Pour en savoir plus :
Convention du 19 juillet 2011 relative au Contrat de sécurisation professionnelle (CSP)
Présentation du contrat de sécurisation professionnelle sur le site de l’Unédic

