Pour répondre à cette question, la Dares a mené une enquête auprès d’employeurs ayant embauché sous divers contrats aidés. Cette enquête a permis de comprendre l’utilisation des contrats aidés et les critères déterminant d’un recrutement en contrat aidé.
Fin 2007, l’ANPE (désormais Pôle emploi) était considérée comme le canal d’information principal concernant les contrats aidés, suivi des médias (presse, radio) et des services RH. Selon la Dares, les employeurs sont satisfaits des services rendus par l’ANPE et ne déclarent que très peu de problèmes lors des recrutements en contrat aidé. Issus de la loi de cohésion sociale, ces contrats aidés sont les suivants :
Dans le secteur non marchand :
Dans le secteur marchand :
IMPORTANT : Tous ces contrats ont été remplacés par le Contrat Unique d'Insertion depuis le 1er janvier 2010.
L’étude de la Dares révèle par ailleurs que la moitié des employeurs ayant embauché en contrat aidé dans le secteur marchand connaissaient déjà le salarié recruté avant son embauche, contre seulement un quart des employeurs dans le secteur non marchand.
Dans le secteur marchand, six employeurs sur dix déclarent avoir recruté en contrat aidé pour pourvoir un nouveau poste de travail. Cette proportion est moins importante dans le secteur non marchand où seuls quatre recrutements sur dix poursuivaient cet objectif et autant visaient à remplacer un salarié dont le contrat aidé arrivé à son terme.
L’impact des aides à l’emploi sur les décisions de recrutement est très marqué. Ainsi, les employeurs du secteur non marchand déclarent plus fréquemment que ceux du secteur marchand qu’ils n’auraient pas embauché sans l’aide financière de l’Etat associée au contrat aidé. Cette aide est jugée particulièrement déterminante par les petits établissements.
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