Dans un contexte où les radars automatiques se multiplient, les soustractions de point deviennent monnaie courante pour les automobilistes. Cet état de fait n’épargne pas les salariés utilisant des véhicules appartenant à l’entreprise, bien au contraire. Mais en cas d’infraction, quelles sont les conséquences pour le salarié et pour l’entreprise ?
Dans le cadre d’une infraction pour excès de vitesse avec un véhicule appartenant à l’entreprise, l’employeur est redevable pécuniairement de l’amende encourue, à moins qu’il n’établisse l’existence d’un évènement de force majeure (ex : vol) ou qu’il fournisse des informations permettant d’identifier le véritable auteur de l’infraction.
S’il prouve qu’il n’est pas l’auteur de l’infraction, il doit néanmoins fournir des informations visant à identifier le véritable auteur de l’excès de vitesse. A défaut, il devra s’acquitter du montant de l’amende puisque le Code de la route dispose que le titulaire du certificat d’immatriculation du véhicule est redevable pécuniairement de l’amende encourue pour des contraventions à la réglementation sur les vitesses maximales autorisées.
En conséquence, l’employeur peut agir de trois façons différentes face à ce genre de situation :
Enfin, l’employeur ne peut pas utiliser la retenue sur salaire pour le remboursement des contraventions afférentes à l’utilisation d’un véhicule professionnel par le salarié. La Cour de cassation interdit cette pratique, qu’elle juge illégale.
Mise à jour du 06.12.2010 :

