Selon une étude de la DARES, publiée le 15 octobre 2009, le travail du dimanche concernait près de 6,5 millions de salariés en 2008, soit 28% d'entre eux. Cette proportion ne cesse d'augmenter depuis le début des années 90, avec une hausse sensible du travail dominical habituel depuis le début des années 2000. En 2008, 2,8 millions de personnes travaillaient de manière habituelle le dimanche. L'étude démontre que le travail dominical habituel est fortement concentré dans les services assurant la sécurité et la santé des personnes ainsi que la continuité de la vie sociale (transports, restauration, loisirs...).
Qui sont les travailleurs du dimanche ?
Parce que le travail du dimanche est lié en premier lieu aux activités de service, les métiers salariés concernés par le travail habituel le dimanche sont avant tout les métiers d'employé. Ainsi 18% des employés travaillent habituellement le dimanche. Les cadres sont les plus épargnés, avec 7% travaillant habituellement le dimanche. Massivement salariés dans l'industrie, les ouvriers restent un peu plus protégés du travail habituel le dimanche : 9% sont dans ce cas.
Par ailleurs, l'étude révèle que les travailleurs dominicaux habituels sont un peu plus jeunes que la moyenne des salariés : 25% ont moins de 30 ans et 53% moins de 40 ans, contre respectivement 21% et 48% pour l'ensemble des salariés. Ils sont également un peu moins diplômés : 28% sont titulaires d'un CAP ou BEP et 28% d'un diplôme de l'enseignement supérieur, contre 26% et 31% pour l'ensemble des salariés. Enfin les travailleurs habituel du dimanche sont majoritairement des travailleuses : 53,3% de femmes contre 46,7% d'hommes.
Des conditions de travail plus difficiles
Travailler le dimanche va presque toujours de pair avec le travail du samedi, et souvent avec des horaires variables et une plus grande amplitude de la journée de travail. En 2008, 96% des salariés travaillant habituellement le dimanche travaillaient également le samedi de façon habituelle. Ces salariés sont plus souvent soumis des contraintes horaires que les salariés ne travaillant jamais le dimanche. Parmi eux, 36,3% déclaraient n'avoir aucun repos compensateur, 34% avaient des horaires quotidiens variables déterminés par l'entreprise, et 22,9% avaient des horaires alternants (travail en équipe, 2x8, 3x8).
Par ailleurs, les salariés travaillant le dimanche sont plus nombreux à déclarer un risque d'accident ou d'agression pour ceux qui sont en contact avec le public : 67,2% d'entre eux déclaraient avoir subi un risque d'accident et 61,6% des risques d'agression physique ou verbale, contre respectivement 44,2% et 33,3% pour les salariés ne travaillant pas le dimanche. Enfin, les salariés habitués à travailler le dimanche sont plus nombreux que la moyenne à travailler habituellement de nuit : 36% contre 7%.
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