En 2008, un salarié à temps complet du secteur privé ou semi-public gagnait 2.069 euros nets, selon l’Insee. Sur fond de crise économique, les rémunérations ont progressé. Malgré tout, la rémunération des cadres a souffert de la crise.
Bien que cela semble paradoxal, les salaires ont progressé en 2008 alors même que les effets de la crise se faisaient ressentir (ralentissement de l’activité économique, hausse du taux de chômage, repli de l’intérim, etc.).
C’est ce que révèle une étude publiée le 10 juin 2010 par l’Insee, qui précise que « malgré le fort ralentissement de l’activité économique amorcé au printemps 2008, le salaire net moyen affiche une hausse de 3,6 % en euros courants, soit une augmentation quasiment identique à celle de 2007 (+3,3%) ».
Les salaires se sont ajustés à la crise avec un certain retard. Ainsi, le salaire brut moyen d’un salarié à temps complet du secteur privé ou semi-public était de 2.753 euros par mois en 2008, soit 2.069 euros nets.
Du côté du salaire net médian, ce dernier s’élève à 1.655 euros par mois en 2008. Il reste inférieur au salaire net moyen de 20 %, mais augmente légèrement plus vite sur la période : + 3,8 % en euros courants et + 0,9 % en euros constants, c’est-à-dire déduction faite de l’inflation.
La rémunération des cadres a souffert de la crise
Après trois années favorables, c’est le salaire des cadres qui a le plus pâti de la crise, avec une baisse de 0,7 % en moyenne. Ainsi, le salaire des cadres s’établissait à 4.083 euros nets par mois (hors participation et intéressement) en 2008. Cette évolution s’explique par la plus forte partie variable de leur rémunération.
Sans surprise, la baisse est notamment marquée dans les activités financières et immobilières (respectivement de – 4,6 % et de – 3,9 % en euros constants), « après une hausse particulièrement importante dans la finance en 2007 ».
Cette évolution explique en partie pourquoi les salaires des 10 % de salariés à temps complet les mieux payés ont le moins progressé en 2008 (+0,5%). Ces salariés situés en haut de l’échelle disposaient d’un salaire net mensuel supérieur à 3.267 euros. A l’autre bout de l’échelle, les salariés les moins bien payés touchaient quant à eux moins de 1.123 euros. Au final, le rapport entre ces derniers et les 10 % les mieux payés « demeure égal à 2,9 %, comme les cinq dernières années », précise l’Insee.
Pour télécharger l’étude Insee « Les salaires dans les entreprises en 2008 : une hausse conséquente contrebalancée par l’inflation » ci-dessous, merci de vous connecter à votre compte Intelligence RH ou de créer gratuitement un compte

