C’est en tout cas la position défendue par la CGT. Un an après l’entrée en vigueur de la loi sur le travail du dimanche, gouvernement et syndicats s’opposent à l’heure de faire le bilan.
La loi sur le travail du dimanche, dite Loi Maillé, vise à étendre les zones d’autorisation d’ouverture dominicale. Alors que, selon les premiers bilans établis, les nouvelles dispositions issues de cette loi n’ont pas engendré de réel engouement auprès des entreprises, le syndicat de travailleur CGT monte au créneau par le biais d’un communiqué.
Alors que la loi sur le travail du dimanche visait à réglementer de manière plus précise les dérogations sur le sujet, la centrale syndicale affirme que cette « loi n’a eu pour objet que de légaliser des situations jusqu’alors hors la loi pour répondre aux grandes enseignes, seules à vouloir ouvrir leurs portes tous les jours de la semaine »
Augmentation des inégalités
En effet, loin d’avoir amélioré les conditions de travail des salariés, « la loi Mallié n’a fait qu’aggraver les inégalités entre les salariés en créant des zones où les compensations sont différentes pour une même dérogation. »
Pire encore, l’organisation syndicale révèle que « selon l'endroit, le salaire est majoré ou pas, le volontariat est exigé ou pas. Selon le type de dérogation, les salariés n'ont pas les mêmes droits alors qu'ils dépendent souvent d'un même groupe, d'une même branche, d'une même localité »
Un outil pour détourner la réglementation
En conclusion, le CGT présente cette loi comme un outil permettant de détourner la réglementation en donnant « raison à ceux qui détournaient la réglementation" et qui "tentent d'obtenir encore plus de possibilités d'extensions". Elle cite comme exemple les "magasins de détail qui ouvrent impunément tout le dimanche, alors qu'ils ne sont autorisés à le faire que jusqu'à 13 heures".
Face à ce constat, la centrale réclame une redéfinition « des contours des secteurs d’activités où le travail du dimanche est nécessaire ». Pour la centrale, cela passe impérativement par « une remise à plat des critères et des compensations pour déroger au repos dominical » et la création d’un « socle légal de compensation en salaire et en temps de repos lorsque celui s'avère nécessaire ».
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