C’est le résultat d’une étude de Grant Thornton, groupe d’audit et de conseil, menée par Experian Business Strategies Ltd. auprès d’un panel de 7.400 entreprises privées à travers 36 pays. Selon les résultats obtenus en France, 30 % des dirigeants français interrogés ne prévoient pas d’augmenter leurs salariés cette année, contre seulement 16 % en 2009.
Seuls 64 % des chefs d’entreprises sondés prévoient une augmentation salariale de leurs employés d’au moins le niveau de l’inflation en 2010, soit une diminution de 13 points par rapport à 2009, et 6 % pensent que cela dépendra des conditions macroéconomiques. Malgré ces mauvais résultats, la France reste en dessous de la moyenne européenne avec 36 % des dirigeants européens qui ne prévoient pas d’augmenter leurs salariés cette année.
Les pays européens qui ont le plus souffert de la crise économique affichent les pourcentages les plus élevés. Ainsi, 68 % des dirigeants irlandais interrogés n’augmenteront pas du tout leurs salariés en 2010, tout comme 47 % des italiens, 44 % des anglais et 41 % des belges. A contrario, les dirigeants européens certains d’augmenter leurs salariés d’au moins le niveau de l’inflation sont les suédois (77%) et les grecs (74%), malgré leur situation actuelle difficile.
Selon Jean-Jacques Pichon, associé chez Grant Thornton, « la fragilité économique actuelle amène les dirigeants à la prudence, surtout ceux des pays les plus affectés par la récession. Les coûts de personnel faisant partie des charges les plus importantes, les dirigeants préfèrent rester attentistes et conserver leurs employés, même sans les augmenter, plutôt que de les licencier ».
Cependant, l’enquête montre également qu’au cours des 12 derniers mois, 36 % des entreprises françaises interrogées ont vu leurs effectifs baisser. Ils ont augmenté dans environ 25 % des entreprises, et se sont maintenus au même niveau qu’en 2009 dans 38 %. En Europe, les plus fortes réductions de masse salariale ont été constatées en Espagne (51% des dirigeants) et au sein des PME anglaises (plus de la moitié), mais également dans les pays scandinaves : 59 % des entreprises danoises ont vu leur nombre d’employés baisser, 49 % des finnoises et 47 % des suédoises.
L’étude revient enfin sur les mesures prises par les entreprises pour éviter les licenciements de personnel en 2009. On apprend ainsi que les dirigeants français ont eu recours :
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