Le nombre de personnes inscrites au chômage sans aucune activité a légèrement baissé au mois de juillet 2010 en France métropolitaine. Toutefois, les syndicats s’inquiètent de cette « embellie en trompe-l’œil », notamment au regard de la situation des jeunes et des seniors.
Juillet est le deuxième mois consécutif de baisse des chiffres du chômage en France. Selon les chiffres officiels publiés mercredi 25 août 2010, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A, c’est-à-dire sans emploi et tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, s’établit à 2.676.600 en France métropolitaine fin juillet 2010. Ce nombre baisse par rapport au mois de juin 2010 (-0,5 %, soit – 14.400). En revanche, sur un an, la tendance reste à la hausse avec + 5,4 %.
Dans le même temps, le nombre de personnes exerçant une activité réduite courte, d’au plus 78 heures au cours du mois, a augmenté sur la période (+ 0,5 %, catégorie B), tout comme le nombre de personnes pratiquant une activité réduite longue, de plus de 78 heures au cours du mois qui a augmenté en juillet (+ 2,3 %, catégorie C).
Au total, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (catégories A, B, C) augmente de 0,1 % en juillet, soit plus 5.300 demandeurs d’emploi pour un total de 3.963.800 demandeurs d’emploi en France métropolitaine (4.208.300 en France y compris Dom). Sur un an, il augmente de 8,1 %.
Qui sont les demandeurs d’emploi ?
Les chiffres publiés par le ministère démontrent que le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, B, C augmente de + 0,2 % pour les hommes contre + 0,1 % pour les femmes. Sur un an, l’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi chez les hommes est de + 8,7 %, contre + 7,5 % pour les femmes.
Le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans (catégories A, B, C) baisse de 0,2 % en juillet, mais augmente de + 1,8 % sur un an. Le nombre de ceux de 25 à 49 ans stagne sur un mois, mais augmente également sur un an (+ 7,5 %). Enfin, le nombre des demandeurs d’emploi de 50 ans et plus augmente de 1,1 % au mois de juillet, mais surtout de + 17,1 % sur un an.
Face à ces chiffres, l’Unsa dénonce une « embellie en trompe-l’œil », car la baisse du chômage des jeunes n’est effective que sur le mois de juillet et que le chômage des seniors augmente de + de 17 % sur un an. De son côté, FO a envoyé un courrier au secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez pour l’alerter sur la « situation dramatique » des jeunes en matière d’emploi et demander l’organisation d’une réunion entre les partenaires sociaux et le gouvernement à ce sujet. Le syndicat demande la mise en place d’une allocation jeune salarié visant par exemple à compenser les frais liés à la prise d’un premier emploi.
La situation de l’emploi en juillet
L’ancienneté moyenne des demandeurs d’emploi toujours inscrits en catégories A, B, C fin juillet 2010 est de 424 jours, soit une augmentation de 3 jours par rapport au mois de juin et de 6 jours par rapport au mois de mai. La durée moyenne d’inscription sur les listes de Pôle emploi des demandeurs d’emploi sortis de catégories A, B, C, augmente à nouveau pour atteindre 222 jours en juillet, contre 217 jours en juin et 220 jours en mai.
Entre fin juillet 2009 et fin juillet 2010, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans emploi) augmente dans 20 régions de France métropolitaine et baisse dans 2 régions (entre – 1,6 % en Champagne-Ardenne et + 12,6 % en Corse). La hausse est de 10,8 % pour les départements d’Outre-Mer.
Concernant les raisons d’entrée à Pôle emploi, l’étude indique les entrées pour fin de contrat à durée déterminée (- 1,2 %), les fins de mission d’intérim (- 2,9 %), les autres licenciements (- 3,6 %), les démissions (- 4,1 %), les premières entrées (- 17,4 %), les reprises d’activité (- 0,8 %) et les autres cas (- 0,6 %) baissent sur le mois. Seules les entrées pour licenciements économiques (+ 1,3 %) augmentent en juillet.
Parallèlement, le nombre d’offres collectées par Pôle emploi augmente de 3,6 % au mois de juillet 2010 en France métropolitaine (+ 12,7 % sur un an). Sur un mois, les offres d’emplois durables (plus de six mois) diminuent de – 0,3 %. Les offres d’emplois occasionnels (moins d’un mois) et les offres d’emplois temporaires (entre un et six mois) augmentent respectivement de + 6,0 % et de + 9,4 %.
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