Comment réformer la formation professionnelle en France ? Telle est la question à laquelle l’Institut Montaigne cherche à répondre dans son dernier rapport. Parmi les pistes évoquées pour y parvenir, les auteurs misent sur la suppression de l’obligation légale de former ou encore sur la mise en place d’un chèque-formation pour les chômeurs.
Le 3 octobre 2011, l’Institut Montaigne a publié un rapport intitulé « la formation professionnelle des adultes : pour en finir avec les réformes inabouties ». Les auteurs* y avancent 4 grandes propositions pour réformer la formation professionnelle en France :
En finir avec les idées reçues sur la formation professionnelle
Au vu de ces propositions, la question qui se pose est la suivante : ces propositions vont-elles permettrent d’en finir avec les « réformes inabouties » en matière de formation professionnelle en France ? Rien n’est moins sûr…
Dans une tribune commune, Jean-Marie Luttringer et Jean-Pierre Willems, deux consultants experts dans le domaine de la formation professionnelle, mettent à mal l’analyse et les propositions avancées par l’Institut Montaigne. Ils dénoncent une étude peu fiable basée sur des postulats infondés et un diagnostic erroné. Même salve de critiques pour les propositions qui sont jugées peu crédibles :
Pour en savoir plus :
Formation professionnelle : pour en finir avec les réformes inabouties (pdf – 760 ko)
La formation professionnelle des adultes : pour en finir avec les idées reçues (pdf – 558 ko)
Le secteur de la formation professionnelle continue a bien résisté à la crise
Insuffisance des évaluations dans la formation professionnelle continue
Formation continue et dépenses d’abonnements à des revues spécialisées
* Pierre Cahuc, Professeur à l'Ecole Polytechnique et Directeur du Laboratoire de Macroéconomie du CREST
Marc Ferracci, Maître de conférences à l'Université Paris-Est Marne-la-Vallée, membre du Crest
André Zylberberg, Directeur de recherche au Cnrs, membre du Centre d’Economie de la Sorbonne (CES) et de l’Ecole d’Economie de Paris


Vos réactions
2 CommentairesBonjour,
L'évaluation et la certification est presque impossible à mettre en oeuvre si on s'attaque à la qualité...Les formations sont beaucoup trop nombreuses et diverses...
Et ce ne sont pas les organismes qu'il faut évaluer (qui ne font que du commercial et de la "logistique") mais les formateurs et leurs compétences propres. Et qui va le faire pour des formations hyper-pointues ?
Le but est en réalité de verrouiller le marché et cela c'est totalement anormal...