Une enquête menée par le Fongecif d’Ile-de-France en 2009 a étudié les effets du congé individuel de formation (CIF) sur la trajectoire professionnelle des bénéficiaires deux ans après la fin de leur formation. Résultat : 72 % des salariés ont vu leur situation professionnelle évoluer après leur CIF.
Le Fongecif Ile-de-France (IDF) a finalisé fin 2009 une enquête auprès d’environ 4.000 salariés ayant bénéficié d’un CIF dans le cadre d’un CDI et sortis de formation en 2007. Confiée au Centre de recherche pour l’observation des conditions de vie (Credoc), cette enquête visait deux objectifs :
« Mesurer l’impact du CIF sur le devenir des bénéficiaires nous permet de mieux les connaître, de savoir quelles sont leurs motivations, leurs projets, mais aussi leurs freins », explique David Mazurelle, Directeur général du Fongecif Ile-de-France.
Un vrai outil d’évolution professionnelle
Le CIF a pour objet de permettre à tout salarié, au cours de sa vie professionnelle, de suivre, à son initiative et à titre individuel, des actions de formation, tout en bénéficiant d'une prise en charge totale ou partielle de sa rémunération et des coûts de formation.
Selon les résultats de l’étude, 72 % des personnes ayant pris un CIF ont changé de situation, contre 51 % des bénéficiaires en 2006. Ainsi, le taux de transformation du CIF a fortement évolué sur la période. Le CIF est donc devenu un outil d’évolution professionnelle majeur, notamment pour les personnes peu qualifiées, qui ont peu accès aux formations dans les entreprises. A ce titre, 59 % des formations sont de niveaux CAP et BAC.
Pour près de trois quarts des bénéficiaires de CIF, les motivations exprimées lors de la demande de CIF se sont réalisées : changer de métier, évoluer dans son métier ou améliorer ses connaissances pour exercer sa profession… En effet, avec un taux de réussite à la formation de 84 %, le CIF répond de mieux en mieux aux besoins d’évolution professionnelle des salariés :
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