Former, c’est bien. Mais, former et évaluer, c’est mieux ! Tel est le conseil donné par Jonathan Pottiez, Directeur de la recherche de la société Formaeva, dans le cadre de sa dernière étude sur les pratiques d’évaluation des formations des entreprises françaises en 2011.
Alors que l’évaluation de la formation professionnelle devrait être « un processus structurant » au cœur des actions de formation, elle pose un certain nombre de problèmes aux entreprises françaises. Les pratiques d’évaluation demeurent en effet peu développées en 2011, comme le démontre la récente étude de Formaeva.
Les entreprises étudiées se contentent pour la plupart d’évaluer les réactions des stagiaires (niveau 1 du modèle Kirkpatrick), limitant ainsi le rôle de l’évaluation au degré de satisfaction des formés, sans prendre en compte ce qu’ils ont réellement appris (niveau 2), s’ils s’en servent dans le cadre de leur travail (niveau 3) ou encore si cela a un impact positif sur les résultats de l’organisation (niveau 4).
Autre constat : les évaluations se font de plus en plus rares à mesure de la progression dans la hiérarchie des niveaux du modèle Kirkpatrick. Si toutes les entreprises interrogées ont recours aux évaluations de niveau 1, elles ne sont que 66,7 % au niveau 2, 46,7 % au niveau 3 et finalement 20% au niveau 4.
Jonathan Pottiez explique ces résultats par « la difficulté à penser l’évaluation comme un processus à part entière ». Or, une évaluation pertinente et efficace de la formation professionnelle « peut servir au-delà de la seule action de formation et devenir un outil de management, accompagnant les opérationnels dans le suivi du développement des compétences de leurs équipes ».
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