Dans un livre blanc prospectif sur l’avenir de la formation professionnelle en France, l’AFPA propose une série de mesures afin de réformer le système actuel. Objectifs : trouver un angle nouveau pour le droit à la formation et que la formation devienne une « hygiène professionnelle ».
Quelle formation demain ? Telle est la question à laquelle l’AFPA tente d’apporter une réponse au travers d’un livre blanc publié fin 2011.
Réalisé en concertation avec des formateurs, des stagiaires, des salariés, des demandeurs d’emploi, des entreprises, des acteurs de la formation professionnelle et nombre de contributeurs, ce livre blanc avance une série de propositions pour réformer la formation en France.
Parmi celles-ci, l’AFPA préconise « la création d’un « statut de l’actif » qui garantirait un droit indépendant de la situation de l’individu, et fondé sur des critères objectifs permettant d’accroître l’équité du système (le niveau de formation initiale ou l’âge, par exemple) ».
Autres propositions avancées : un changement du modèle économique des organismes de formation afin que ceux-ci soient rémunérés selon « l’impact des formations », c’est-à-dire qu’une partie du prix de la prestation soit variable. Cette part serait déterminée entre le prestataire et l’acheteur sur la base de critères différents selon les publics ciblés, rendant ainsi nécessaire d’institutionnaliser l’évaluation des formations. C’est pourquoi, un suivi rigoureux serait demandé aux opérateurs de formation qui devront financer des dispositifs de suivi et d’enquête sur le devenir de leurs bénéficiaires.
De même, l’AFPA met en avant la nécessité d’améliorer la certification des prestataires de formation pour aboutir à un affichage plus transparent de la qualité des différents acteurs présents sur le marché de la formation.
Droit universel à la formation
Parmi les propositions du livre blanc, l’une d’elle consiste à mettre en place « un droit universel à la formation professionnelle, inversement proportionnel au niveau de formation initiale, permettant aux individus de se construire un « capital d’employabilité », précise l’AFPA.
Concrètement, ce droit universel à la formation devrait permettre à tous les actifs d’adhérer volontairement à un ou des prestataires de formations, tout au long de leur carrière, et d’en solliciter les services au gré de leurs envies de reconversion professionnelle ou des évolutions que connaît leur métier.
Objectif : impulser un changement d’attitude vis-à-vis de la formation, afin qu’elle apparaisse comme une évidence et devienne une « hygiène professionnelle », explique Philippe Caïla, directeur général de l’AFPA. Il s’agit d’inscrire « la démarche de former dans l’ADN des salariés comme dans celui des entreprises ».
6 axes pour penser la formation demain
En complément de ces propositions, la dernière partie du livre blanc propose quelques pistes de réflexion pour penser la formation autrement. 6 axes de développement du système actuel sont ainsi mis en avant pour « poursuivre le débat, mais aussi et surtout, passer à l’action le plus vite possible » :

