Jean-Marie Marx, directeur général d’Agefaforia (OPCA de l’industrie argo-alimentaire) a récemment rendu son rapport concernant la formation professionnelle des demandeurs d’emploi. Etabli par un groupe de travail entre octobre et décembre 2009 sur demande du secrétaire d’Etat chargé de l’emploi, Laurent Wauquiez, ce rapport vise à identifier les enjeux et les freins au développement de la formation professionnelle des demandeurs d’emploi, tout en faisant un certain nombre de préconisations et de recommandations opérationnelles pour améliorer le fonctionnement général du système.
Basé sur un constat simple et documenté (le chômage augmente et la formation est la clé de voûte de la réinsertion des demandeurs d’emploi), le présent rapport avancent 18 préconisations qui doivent permettre d’atteindre les objectifs fixés par les partenaires sociaux dans l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 7 janvier 2009, à savoir :
Satisfaire les besoins de recrutement des entreprises
Mettre en place la Préparation Opérationnelle à l’Emploi (POE) et maintenir l’Action de Formation Préparatoire au Recrutement (AFPR) sur une période transitoire ;
Satisfaire les besoins de compétences des demandeurs d’emploi
Sécuriser les parcours de formation – Rendre transparent le marché de la formation et fluidifier l’accès à la formation
- Désigner le conseiller personnel dès les premiers mois de chômage pour les demandeurs d’emploi ayant un projet de formation ;
- Faire du conseiller personnel le référent de l’ensemble du parcours ;
- Consolider la mission d’orientation de premier niveau du conseiller personnel ;
- Professionnaliser les conseillers personnels ;
- Intégrer la dimension de sécurisation financière du projet de formation du demandeur d’emploi.
Instaurer un système de confiance entre acteurs, des coopérations renforcées
Suivi de la mise en œuvre
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Vos réactions
1 CommentaireUne fois encore voici un nouveau rapport qui enfonce les portes ouvertes. Pavé de bonnes intentions ce rapport n'en est pas moins éloigné de la réalité quotidienne. A-t-on seulement fait un bilan des VAE? Une évaluation auprès des bénéficiaires? quel retour dans leur entreprise ou dans la facilitation à la recherche d'un nouvel emploi?
Le chapitre sur la sécurisation des formations en dehors de satisfaire les organismes de formation, qui grâce à cette pompeuse "fluidification" vont pouvoir se partager le marché de la formation des chômeurs, les préconisations ne pourront être mises en oeuvre faute de moyens humains pour Pôle emploi.
Le rapprochement des OPCA et de Pole emploi souffre d'un non dit fondamental. Il s'agit de piocher dans les fonds de la FPC pour financer la formation des demandeurs d'emploi. Certains diront que c'est de la solidarité. Pour autant nous avons un autre exemple, en ce domaine, catastrophique. Il s'agit du 1% logement dont la solidarité a si bien joué que les salariés ne sont plus les bénéficiaires prioritaires alors qu'ils en sont tout de même pour partie les contributeurs; mais cela permet aux pouvoirs publics de se désengager commodément. Dans le même temps les OPCA bénéficient abondamment des fonds structurels dont le FSE (et pour quelle plus-value) alors que ces fonds pour être largement fléchés au seul bénéfice des demandeurs d’emploi et de leur formation. Enfin si la formation est un moyen de se maintenir dans l’emploi et de favoriser un retour dans l’emploi cela ne reste possible que s’il y a des offres d’emploi et il serait alors grand temps que les politiques publiques et les financements s’attachent à développer une stratégie de création d’emplois. Former pour former n’a aucun sens.