Le Premier ministre, François Fillon a annoncé aujourd’hui, lors d’une réunion de députés UMP à l’Assemblée Nationale, l’abandon au niveau national de la taxe carbone. Il a précisé qu’elle devait se faire au niveau européen pour « ne pas plomber la compétitivité » des entreprises françaises, selon plusieurs participants de la réunion. Selon le député UMP, Jean-François Copé, « il n’y aura pas » de taxe carbone au 1er juillet 2010 comme prévu, « à moins qu’il y ait un accord européen » d’ici là.
Face à cette annonce, les réactions ont été très tranchées. Le Parti socialiste a affirmé pour sa part que le Premier ministre avait enterré la taxe carbone « sans explication » et sans autre proposition. Selon Laurence Rossignol, secrétaire nationale du PS à l’environnement, « si l’abandon de la taxe carbone, qui était injuste et inefficace, est une bonne nouvelle pour les ménages, en revanche le gouvernement vient aussi de renoncer à toute réorientation de la fiscalité en faveur de l’environnement ».
De son côté, le patronat français a manifesté son soulagement par rapport à cette annonce. « Nous sommes soulagés, notamment pour l’industrie qui n’aurait pas supporté ce nouveau handicap de compétitivité. Tout au long des nombreuses réunions avec les ministères concernés, nous avons su convaincre », a expliqué Laurence Parisot dans un communiqué.
« C’est une très bonne nouvelle pour les entreprises » car « la taxe carbone était une curieuse chose qui allait en sens inverse de cette volonté politique » d’améliorer la compétitivité des entreprises françaises, a également réagi Yvon Jacob, le président du Groupe des fédérations industrielles.

