Après une semaine agitée ponctué de 3 jours de blocage et la retenue dans les locaux de l’entreprise pendant plus de 24 heures de la Directrice des Ressources Humaines et du Directeur Administratif et Financier, les 600 salariés de la filiale de Siemens (Siemens VAI MT) reprennent leur mouvement de grève ce lundi 8 mars 2010.
Selon Georges Boncompain, membre de l'intersyndicale créée suite à l’annonce de plan social, « le personnel va se rendre en cortège depuis l'entreprise jusqu'à l'hôtel de ville pour montrer son mécontentement face à une direction qui souffle le chaud et le froid » avec pour objectif de « soutenir nos délégués qui reprennent les négociations avec elle à partir de 11 heures », précise-t-il.
Alors que les négociations avec la Direction semblaient aboutir à une sortie de crise par le haut pour les salariés avec, malgré la confirmation de la fermeture du site de Saint Chamond, l'assurance de conserver 380 emplois (sur 600 actuellement) ainsi que l’octroi d’une prime supra-légale versée aux futurs licenciés, les choses se sont compliquées ce week-end.
Initialement comprise dans une fourchette de 25.000 à 45.000 euros, cette prime supra-légale a été ramenée dans une fourchette « de 15.000 à 35.000 euros » par la Direction. L’information a été communiquée à l’ensemble des salariés par un e-mail du président de la structure, Bernhard Fonseka. A travers son e-mail, ce dernier semble remettre en cause le montant ainsi que les conditions d’attribution de la prime durement négociée par les syndicats.
C’est donc dans cette ambiance délétère que la direction et les syndicats, soutenus par les salariés de l’entreprise, se mettent à nouveau autour de la table pour une ultime journée de négociation.
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1 CommentaireAprès cette ultime journée de négociation, une issue à la crise semble trouvée avec le retour pour la direction à ses positions antérieures sur le montant et les conditions d'attribution de la prime supra-légale de licenciement.