C’est gagné : votre DRH vous propose de bénéficier d’un coaching professionnel ! C’est une formidable opportunité de développement pour vous. Mais attention : si vous avez le choix entre plusieurs consultants, soyez attentif/ve à différents paramètres. En effet, l’efficacité du coaching dépend beaucoup de la personne que vous retiendrez et des raisons pour lesquelles vous l’aurez retenues (qui ont à voir avec le transfert).
5 Idées fausses pour le choix du coach
Elles ont presque toutes trait à la proximité client-coach.
1. « Plus le coach me ressemble, mieux ça vaudra »
Il est parfois tentant de choisir la personne qui nous ressemble (apparemment) le plus. CE n’est pas toujours un bon calcul. En effet, c’est justement la différence, l’écart, qui produit des effets de décalage, de déplacement, de relativisation et donc d’ouverture en coaching.
Mot d’ordre : Méfiez-vous du clonage !
2. « Les coachs qui ont été dirigeants sont sans doute meilleurs »
Le CV du coach vous donnera de nombreuses indications sur son parcours mais prenez garde aux interprétations erronées. Le fait que le coach ait été cadre dirigeant, par exemple, n’est nullement une garantie de compétence. En effet, un coach qui a eu l’habitude de diriger risque de ne pas résister à la tentation de décider pour vous… Tout le contraire de ce que cherche à faire un coach professionnel !
Mot d’ordre : Gardez-vous du mentoring déguisé !
3. « Je préfère un coach qui a fait le même métier que moi »
Là encore, un juriste pourra être rassuré par un coach qui a lui-même été juriste ! Pourtant, la pratique d’un même métier peut conduire à un manque de recul, à plus de projection et donc, à une plus grande difficulté à vous permettre d’identifier les axes de progrès qu’un coach externe à votre domaine professionnel identifiera du fait de son recul par rapport au domaine technique qui est le vôtre.
Mot d’ordre : Renoncez au dialogue d’experts ou alors optez pour de la formation plutôt que pour du coaching.
4. « Le coach le plus sénior doit être le plus compétent »
Le métier de coach ne peut pas être exercé par des juniors car il suppose que la personne ait maturé, du fait de son expérience professionnelle particulière mais aussi, voire surtout, de son parcours de vie. Ceci donc souvent corrélé avec l’âge. Toutefois, l’âge n’est en rien une garantie de maturité ! La maturité d’un coach s’appréhende principalement par sa posture : détendue, ancrée, ne cherchant pas à prendre l’ascendant sur vous ni à vous convaincre, serein dans sa façon de procéder et sans forfanterie.
Mot d’ordre : N’oubliez pas que la valeur n’attend pas le nombre des années. Pensez à Mozart !
5. « Le meilleur commercial doit être le meilleur coach »
Le coach fait métier d’être en relation. Il doit donc vous permettre d‘entrer en contact avec lui, simplement, de façon fluide. Toutefois, la performance commerciale suppose de mobiliser des techniques (de décodage mais surtout d’influence) qui sont peu compatibles avec la posture de neutralité bienveillante que le coach doit appliquer par la suite, voire contraire à sa déontologie (ne pas influencer).
Mot d’ordre : Gardez présent à l’esprit que vous ne cherchez pas un vendeur de solutions clé-en-main mais un explorateur d’incertitudes !
Astuces
1. Choisissez le coach avec lequel le « courant passe » et avec qui vous vous sentez en confiance.
2. Evitez de retenir un coach qui vous ressemble trop.
3. Soyez à l’affut des tentatives pour vous influencer, dans l’étape de sélection.

