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18 décembre 2025À Nantes, il est une boutique où l’âge ne compte pas, mais où chaque objet a une histoire… et où la propriétaire, Monique Guillemot, 96 ans, défie le temps avec la fraîcheur d’une étudiante en Erasmus ! Un iPhone dans une main, des baskets New Balance aux pieds, cette antiquaire revendique haut et fort : « Tant que j’ai toute ma tête, je ne vois pas pourquoi je m’en irais ! » Plongez dans le parcours d’une femme inspirante pour qui la retraite n’est qu’un chiffre, pas une fatalité.
Un demi-siècle d’antiquités et une passion intacte
Dans sa boutique du centre-ville de Nantes, Monique accueille du mardi au samedi tous les après-midis, clients fidèles et simples curieux. Depuis plus de 50 ans, elle fait battre le cœur du commerce d’objets anciens. Entre des tableaux du XVIIe siècle, des meubles chargés d’histoire et des bibliothèques aux reliures de cuir patinées, elle trouve un vrai refuge. « Quand j’ouvre la porte de mon magasin, je me dis : ça y est, ma vie commence », s’amuse-t-elle. Il faut dire que chez Monique, la fermeture, ce n’est pas pour demain : « Il faudrait que je me fasse écraser dans la rue pour que j’arrête de travailler ! » lance-t-elle, toujours avec cette détermination mêlée d’espièglerie.
Le secret de sa longévité ? Son travail, portée par une passion héritée des musées où son père l’emmenait pendant son enfance. Inscrite quelques années à l’École du Louvre (avant de l’interrompre pour se marier), elle est vite revenue à son amour de l’art, devenant vendeuse, puis propriétaire d’une boutique d’antiquités place Viarme grâce à une opportunité d’ami. Quand son mari a tenté de freiner son enthousiasme professionnel, elle a tranché : « C’est à prendre ou à laisser ! » Résultat ? Chacun a continué son chemin, Monique n’a plus jamais quitté le sien.
Ni pension, ni pression : une indépendance revendiquée
Monique ne manque pas d’humour sur son refus de la « vraie » retraite : « Si j’arrêtais, on pourrait déjà retenir ma place au cimetière… » confie-t-elle avec un sourire. Privilégiée ? Elle le reconnaît franchement, sans dissimuler que tous les métiers n’offrent pas cette chance. Pour elle, « Il faut faire le tri entre ceux qui se fatiguent et ceux qui sont assis derrière un bureau ». Et sur la fameuse question des âges de départ : « Si les gens qui travaillent dans les banques partent à 64 ans… vous ne pensez pas qu’ils vont s’ennuyer ? » glisse-t-elle, clin d’œil à l’appui.
Côté finances, travailler reste aussi une manière de garder son autonomie. « Mes enfants, qui vivent aux quatre coins du monde, sont ravis que je travaille encore. Vous savez, ça coûte cher un parent âgé ! Là, ils n’ont pas de charges. » confie la nonagénaire. Elle n’hésite pas à rappeler que si elle était allée à la retraite à 62 ans, sa pension aurait été « toute petite ».
Vie sociale, vitalité et ajustements numériques
Marcher une heure chaque jour pour rejoindre son magasin participe à sa forme – et rien que ce trajet ne fait pas d’elle une senior ordinaire ! Monique insiste sur l’impact du travail sur son équilibre :
- Le contact humain : « Indispensable pour garder sa tête ! »
- Une activité intellectuelle stimulante : recherches, expertises, ventes, rien ne manque au programme.
- Des amis qui passent la saluer régulièrement, et pas question de finir « à mourir d’ennui dans une maison de retraite ».
Évidemment, certaines journées sont plus exigeantes que d’autres : « Hier, je suis restée quatre heures dans un château glacé pour expertiser des meubles. Quand je suis rentrée, j’étais épuisée. » Mais la balance penche du bon côté : « Ça me maintient en forme. Je n’ai pas envie de m’en aller ! »
Au fil du temps, Monique n’a pas reculé devant les évolutions du métier : « Ça n’a pas été facile, mais je m’y suis mise ! Maintenant, je vends pratiquement tout sur Internet. » Désormais, elle correspond avec des acheteurs du Japon, de Suède, de Norvège ou de Belgique. Pas de quoi lui faire tourner la tête : la liberté avant tout ! « Je sais ce que je veux, et je fais ce que j’ai décidé. »
Une commerçante hors du commun, parole de voisin
Gyl, son coiffeur installé en face depuis 14 ans, ne cache pas son admiration : « Elle mourra dans son magasin, c’est sûr ! » Pour lui, Monique, « un personnage hors du commun, qui ne se fait pas rouler, et encore très vive d’esprit pour son âge », ne lâchera pas de sitôt la barre de sa boutique. Il en est convaincu : c’est sa raison de vivre.
Conclusion
Continuer à travailler à 96 ans ? Pour Monique Guillemot, c’est tout sauf une contrainte. C’est une vision de la vie, faite de passion, de rencontres et d’indépendance. Un secret de longévité qui, semble-t-il, fonctionne plutôt bien. Comme elle le dit avec panache : tant qu’on a la tête, le plus beau des musées n’est pas sur la toile, mais dans le plaisir quotidien de vivre sa passion – et de la partager. Alors, qui aurait envie de la mettre à la retraite ?
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