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6 janvier 2026Quarante-deux ans à la même adresse professionnelle, ça en jette. Surtout quand on parle du bâtiment, un secteur où la fidélité s’use souvent plus vite que les brouettes ! Patrick Bruneau, maçon originaire de Landavran (Ille-et-Vilaine), vient tout juste de ranger définitivement sa truelle. Il quitte l’entreprise Martiniault bâtiment après plus de quatre décennies de labeur, laissant derrière lui l’image de la loyauté et du professionnalisme incarnés. L’histoire d’un parcours hors du commun – et d’un homme attaché à ses racines !
Un destin tracé à coups de hasard et de pierres
Certains découvrent leur vocation en consultant un conseiller d’orientation. Patrick Bruneau, lui, c’est par hasard, lors de la rénovation de la maison de ses parents, qu’il tombe dans la marmite (de ciment) du métier de maçon ! Ce déclic mène le jeune Landavranais au lycée la Champagne de Vitré, un établissement aujourd’hui connu sous le nom de lycée des métiers et de l’habitat. Il y décroche son CAP de maçon, ce fameux sésame qui lui ouvre les portes du monde professionnel.
À seulement 17 ans, Patrick entre déjà dans le grand bain. Il fait ses armes chez un maçon à Taillis (Ille-et-Vilaine), le temps de quelques mois. Mais la vraie histoire débute en 1981, lorsqu’il rejoint l’entreprise Martiniault bâtiment. Qu’on se le dise : il ne changera plus jamais de crèmerie jusqu’à la retraite. Pour beaucoup, rester aussi longtemps dans la même entreprise frôle la légende – Patrick l’a fait, avec une régularité quasi horlogère.
La pierre, une passion… et des regrets
L’univers du bâtiment n’est pas figé dans le marbre. À l’époque où Patrick débute, la rénovation de bâtiments en pierre est monnaie courante. “C’est ce que j’aimais le plus, travailler la pierre est valorisant”, confie-t-il. Tailler, ajuster, donner une seconde vie à la pierre, voilà ce qui l’animait au quotidien.
Mais voilà, le monde évolue, et avec lui les exigences du marché. Progressivement, Patrick voit le métier se transformer. L’entreprise Martiniault se réinvente pour coller à la demande : “Maintenant, on fait très peu de maisons et davantage de bâtiments industriels”, regrette-t-il. Un soupçon de nostalgie perce dans sa voix. La passion de la pierre ? Désormais, elle brille moins dans ses journées de travail.
Quarante-deux ans d’endurance… et un soupçon de doutes
Maçon, ce n’est pas franchement un métier de tout repos. Les journées affichent huit bonnes heures de travail, du lundi au vendredi. Et attention : il ne s’agit pas d’un poste en open space climatisé ! Ajoutez à cela les déplacements sur les chantiers, parfois en plein vent, souvent sous la pluie (il faut être solide, et pas que dans les bras).
“Encore plus à un certain âge”, lâche Patrick avec réalisme. Les années passant, la fatigue s’accumule. Difficile de ne pas rêver, parfois, d’une reconversion. Lui-même y a songé, notamment lorsqu’il constate la raréfaction des rénovations en pierre. Pourtant, à chaque fois, un critère pèse dans la balance : la proximité. Martiniault bâtiment se trouve à dix minutes à peine de chez Patrick, à Landavran. Avouez, il y a de quoi hésiter à changer d’air quand le boulot est littéralement au coin de la rue !
Une retraite bien méritée et des projets plein la tête
Aujourd’hui, Patrick a officiellement refermé le chapitre Martiniault. Loin de s’offrir une pause éternelle, il reste bien occupé : il s’active désormais à la rénovation de sa future maison, à Vitré. “Je suis bien occupé mais le rythme n’est plus le même”, glisse-t-il, sourire en coin. S’il n’a pas tout à fait quitté Landavran, peut-être s’apprête-t-il à ouvrir un nouveau chapitre dans cette commune voisine… en douceur, mais avec enthousiasme !
- Quarante-deux ans d’une carrière sans faux pas ni coup de pompe.
- Une fidélité exemplaire saluée par Thierry Martiniault lui-même.
- Des mains calleuses, un cœur toujours attaché à la pierre, et la satisfaction du travail accompli.
Un conseil à tirer de l’histoire de Patrick Bruneau ? Parfois, le secret de la longévité au travail réside dans l’attachement à ses racines, et le choix de la proximité. Et puis, il ne faut jamais sous-estimer la force d’être passionné par ce que l’on fait – même quand la poussière s’invite un peu trop souvent sur le chantier !




