Pourquoi faire appel au CEP pour changer de métier ?
27 juillet 2026
Plan social qui part en premier : comment sont choisis les salariés
30 juillet 2026Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle convention collective nationale métallurgie (IDCC 3248), les salariés du secteur disposent d’un texte unique remplaçant les anciens accords territoriaux. Cette unification a redessiné la classification des salariés et fixe chaque année un nouveau salaire minimum hiérarchique (SMH) par groupe d’emploi. Voici le barème applicable en 2026 et la méthode pour situer sa propre rémunération dans cette grille.
Grille des salaires minimums hiérarchiques 2026 de la métallurgie
La grille 2026 s’appuie sur neuf groupes d’emplois, de A à I, eux-mêmes déclinés en dix-huit coefficients allant de 1 à 18. Chaque coefficient correspond à un salaire minimum hiérarchique brut annuel, calculé sur une base de 35 heures hebdomadaires, soit 151,67 heures mensuelles. Ce barème conventionnel s’impose à tous les employeurs relevant de la branche métallurgie, quelle que soit la taille de l’entreprise.
Calculateur de salaire minimum hiérarchique 2026
Trouvez votre salaire minimum selon votre groupe d’emploi et coefficient.
Barème complet par groupe d’emploi et coefficient
| Groupe | Coefficient | Statut | SMH annuel brut (35h) |
|---|---|---|---|
| A | 1 à 2 | Non cadre | 21 900 € à 22 400 € |
| B | 3 à 4 | Non cadre | 22 700 € à 23 400 € |
| C | 5 à 6 | Non cadre | 24 100 € à 25 200 € |
| D | 7 à 8 | Non cadre / Cadre | 26 500 € à 28 900 € |
| E | 9 à 10 | Cadre | 31 200 € à 34 800 € |
| F | 11 à 12 | Cadre | 37 500 € à 41 900 € |
| G | 13 à 14 | Cadre | 46 200 € à 51 800 € |
| H | 15 à 16 | Cadre | 58 400 € à 66 700 € |
| I | 17 à 18 | Cadre | 72 100 € à 84 500 € |
Ces montants constituent un plancher : l’entreprise peut toujours rémunérer au-dessus, mais jamais en dessous, sous peine de rappel de salaire, comme c’est le cas pour ces métiers du bâtiment qui affichent des salaires de cadre.
Exemple de lecture du tableau
Un technicien positionné au groupe D, coefficient 8, perçoit un salaire de base minimum d’environ 28 900 € brut annuel, soit un taux horaire proche de 15,87 €. S’il occupe ce poste depuis huit ans dans la même entreprise, une prime d’ancienneté vient s’ajouter à ce montant plancher, comme détaillé plus loin.
Où trouver son coefficient sur sa fiche de paie ?
Le groupe d’emploi et le coefficient figurent en général en haut du bulletin de salaire, à côté de l’intitulé du poste. À défaut, ces informations doivent apparaître dans le contrat de travail ou peuvent être demandées au service des ressources humaines.
Système de classification : comprendre les groupes d’emplois et coefficients
La classification des salariés repose sur l’évaluation de critères précis, tels que l’autonomie, la complexité des tâches, la responsabilité et le niveau de formation requis, des éléments clés pour identifier les métiers les mieux payés accessibles sans diplôme universitaire. Chaque poste est ainsi rattaché à un groupe d’emploi, lui-même associé à un coefficient qui détermine le salaire minimum hiérarchique correspondant.
Les groupes A à D concernent principalement les non-cadres, tandis que les groupes E à I regroupent les cadres, avec une progression continue jusqu’aux postes de direction. Un salarié peut évoluer d’un coefficient à l’autre sans changer de groupe, par exemple lors d’une prise de responsabilités supplémentaires, ce qui entraîne une révision du salaire minimum applicable.
Dispositions spécifiques : débutants, alternants et cadres au forfait
Les salariés débutants relèvent souvent du groupe F ou d’un groupe d’entrée selon leur diplôme et leur expérience professionnelle. La convention prévoit des dispositions particulières pour ces profils, notamment une période probatoire durant laquelle le salaire minimum hiérarchique reste garanti, sans possibilité de rémunération inférieure au barème conventionnel.
Les alternants, qu’ils soient en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, bénéficient d’un pourcentage du SMIC ou du salaire minimum conventionnel selon leur âge et leur année de formation, l’employeur devant appliquer la disposition la plus favorable. Quant aux cadres soumis à une convention de forfait, deux modalités coexistent : le forfait heures, encadré par un nombre d’heures hebdomadaires ou annuelles défini contractuellement, et le forfait jours, réservé aux cadres autonomes dans l’organisation de leur emploi du temps, avec un plafond de jours travaillés fixé chaque année par accord d’entreprise ou de branche.
Prime d’ancienneté : calcul et modalités
La prime d’ancienneté récompense la fidélité du salarié à son entreprise et vient s’ajouter au salaire minimum hiérarchique. Elle se calcule généralement en pourcentage du salaire minimum du coefficient, avec des paliers qui augmentent tous les trois ans.
- 3 % après 3 ans d’ancienneté
- 6 % après 6 ans
- 9 % après 9 ans
- 12 % après 12 ans, plafond généralement atteint à 15 ans selon les accords locaux
Ce complément s’applique aussi bien aux salariés non cadres qu’aux cadres non soumis à un forfait, sauf dispositions contraires prévues par un accord d’entreprise plus favorable.
Revalorisation des salaires en 2026 (+0,9 %)
Les négociations salariales menées fin 2025 entre les organisations patronales et syndicales ont abouti à une revalorisation salariale de +0,9 % applicable à l’ensemble de la grille 2026. Cet avenant tient compte à la fois de l’évolution du SMIC et du contexte économique du secteur, la branche métallurgie devant garantir que chaque SMH reste supérieur au salaire minimum légal.
Cette augmentation, bien que modeste par rapport aux revalorisations des années précédentes, confirme la logique de négociation annuelle propre à cette branche. Les partenaires sociaux se réservent la possibilité de rouvrir les discussions en cours d’année si l’inflation ou le SMIC connaissaient une évolution significative, ce qui pourrait donner lieu à un nouvel avenant correctif avant la fin de l’exercice.


