Dépôt de bilan pendant un arrêt maladie : quels sont vos droits et indemnités ?
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14 juillet 2026Un arrêt maladie qui survient juste avant le congé maternité inquiète beaucoup de futures mères. La question revient souvent : ce coup dur va-t-il faire baisser le montant des indemnités journalières versées pendant le congé maternité ? La réponse mérite d’être posée clairement, chiffres à l’appui.
Non, un arrêt maladie avant le congé maternité ne fait pas perdre le droit aux indemnités journalières de maternité. En revanche, il peut modifier le montant perçu, car le salaire de référence utilisé pour le calcul dépend des salaires touchés avant l’arrêt. Si l’arrêt de travail a réduit votre rémunération sur la période prise en compte, l’indemnité peut être légèrement inférieure à ce qu’elle aurait été sans interruption.
Arrêt maladie avant congé maternité : y a-t-il vraiment une perte de salaire ?
Tout dépend de la nature de l’arrêt. Un arrêt maladie classique, sans lien avec la grossesse, est indemnisé selon les règles générales de l’Assurance Maladie, avec un taux d’indemnisation souvent moins favorable que celui du congé maternité. Un congé pathologique prénatal, lui, est directement lié à la grossesse et bénéficie d’un régime plus proche de celui du congé maternité classique.
La perte de salaire réelle dépend aussi de l’existence d’un maintien de salaire par l’employeur. Certaines conventions collectives prévoient un complément employeur qui vient compenser la différence entre le salaire habituel et les IJSS versées par la Sécurité sociale. Sans ce dispositif, l’écart peut être ressenti plus fortement sur le bulletin de paie.
Comment est calculée l’indemnité du congé maternité après un arrêt maladie
Le calcul des indemnités journalières de congé maternité repose sur le salaire journalier de base, lui-même établi à partir des salaires des trois derniers mois précédant le début du congé (ou des trois derniers mois avant l’arrêt de travail initial dans certains cas). La CPAM prend en compte la moyenne de ces revenus, plafonnée au plafond mensuel de la Sécurité sociale.
Le salaire de référence pris en compte
Si l’arrêt maladie a débuté juste avant la période de référence, il n’a généralement pas d’impact, puisque les salaires antérieurs restent inchangés. En revanche, si l’arrêt s’étale sur une partie de cette période de référence de trois mois, les IJSS perçues pendant cet arrêt (souvent inférieures au salaire net) peuvent tirer la moyenne vers le bas, réduisant légèrement le montant final des prestations maternité.
Cas particulier du congé pathologique prénatal
Le congé pathologique prénatal bénéficie d’un traitement particulier. Prescrit par un médecin en cas de grossesse pathologique, il ouvre droit à une indemnisation calculée sur les mêmes bases que le congé maternité, avec le même salaire de référence. Cette période de 14 jours maximum ne pénalise donc pas la salariée de la même façon qu’un arrêt maladie ordinaire.
| Type d’arrêt | Base de calcul | Impact sur le salaire |
|---|---|---|
| Arrêt maladie classique | Règles maladie générale | Possible baisse si absence de complément employeur |
| Congé pathologique prénatal | Règles proches du congé maternité | Impact limité |
| Congé maternité | Salaire de référence des 3 derniers mois | Référence pour le calcul |
L’indemnisation de l’arrêt maladie pendant la grossesse
Pendant la grossesse, un arrêt de travail classique est indemnisé par l’Assurance Maladie selon les conditions habituelles : il faut justifier d’un nombre d’heures travaillées ou d’un montant de cotisations suffisant sur une période donnée. Le taux d’indemnisation standard correspond à 50 % du salaire journalier de base, un niveau nettement inférieur à celui appliqué pendant le congé maternité, qui avoisine 100 % du salaire net dans la limite du plafond.
Ce que change le complément employeur
Certaines conventions collectives obligent l’employeur à compléter les IJSS versées par la CPAM pour atteindre un pourcentage proche du salaire net habituel. Vérifiez votre convention collective : ce complément peut réduire, voire annuler, la perte de revenus liée à un arrêt maladie classique avant la maternité.
Nos conseils pour limiter l’impact financier
Avant tout arrêt, il est utile de demander à votre service RH ou à votre CPAM une simulation du calcul des indemnités, en tenant compte de la période de référence exacte qui sera retenue. Cela permet d’anticiper une éventuelle baisse et, le cas échéant, de solliciter le complément employeur prévu par votre convention collective.
Si votre état de santé le permet et que votre médecin l’autorise, privilégier un congé pathologique prénatal plutôt qu’un arrêt maladie classique peut s’avérer plus avantageux financièrement, puisque son mode de calcul se rapproche de celui du congé maternité. Dans tous les cas, gardez une trace de vos bulletins de salaire des mois précédant l’arrêt : ils serviront de base au calcul des indemnités journalières et permettront de vérifier que la CPAM n’a commis aucune erreur dans l’évaluation de votre salaire de référence.
Enfin, n’hésitez pas à contacter directement votre CPAM en cas de doute sur le montant versé. Une simple erreur de période de référence ou un oubli de prime peut expliquer un écart, et une régularisation reste toujours possible après vérification du dossier.


