
“Profite de chaque instant” : le message bouleversant d’un nouvel heureux retraité
30 décembre 2025
Après 5,5 millions de kilomètres, ce routier breton raconte sa vie hors du commun
31 décembre 2025Élever des jumeaux, c’est souvent jongler entre biberons en stéréo, nuits blanches synchronisées et témoignages d’admiration (mêlés d’un chouïa de « mieux toi que moi ! »). Mais saviez-vous que la retraite, elle aussi, pourrait vous réserver une bonne surprise grâce à ces enfants multi-cœurs ? Focus sur un bonus encore trop souvent méconnu des parents de jumeaux (et plus généralement de parents) : la surcote parentale et les avantages retraite liés à l’éducation !
Réforme 2023 : la surcote parentale, kesako ?
La réforme des retraites de 2023 ne s’est pas contentée de bouleverser l’âge légal de départ. Elle a aussi introduit une nouvelle compensation financière pour les parents : la surcote parentale. Ce mécanisme permet d’augmenter le montant de la retraite de 1,25% pour chaque trimestre cotisé, au cours de l’année précédant l’âge légal de départ, une fois que la durée requise pour obtenir le taux maximum de 50% est dépassée. Ce coup de pouce est toutefois limité à 5% au total, histoire de ne pas faire exploser la calculette des pensions !
Trimestres « éducation » : comment ça marche pour les parents ?
La parentalité fait plus que remplir les albums photos : elle offre aussi des trimestres supplémentaires pour la retraite. Mais, là aussi, la donne évolue :
- Désormais, pour chaque enfant (simple, jumeau ou triplé), 4 trimestres « éducation » peuvent être attribués.
- 2 d’entre eux sont attribués automatiquement à la mère (même si papa a passé plus de temps sur les devoirs !).
- Les 2 autres peuvent aller à la mère ou au père, selon le choix des parents. Ce choix doit être fait dans les 6 mois suivant le 4e anniversaire de l’enfant (ou de son adoption), via un formulaire spécifique.
Petit coup de stress ? Si le choix n’est pas transmis dans ce délai de 6 mois, ces deux trimestres seront automatiquement attribués à la mère. Précision utile : dans les familles homoparentales, ces trimestres sont partagés équitablement entre les deux parents.
Conditions et cas particuliers : ne ratez pas le coche !
L’octroi de ces trimestres ne se fait pas à tout-va. Il faut :
- Avoir résidé avec l’enfant au moins un an au cours des 4 années suivant sa naissance ou son adoption : 1 trimestre attribué par année de vie commune.
- Ne pas avoir été privé de l’autorité parentale.
- Que les trimestres soient attribués par un seul régime d’affiliation (donc pas de cumul par enfant sur deux régimes différents !).
Les tiers éducateurs (par exemple, une personne à qui le juge a confié l’enfant ou qui a reçu la délégation totale de l’autorité parentale) ne sont pas oubliés. Dans certains cas, ils peuvent eux aussi bénéficier de la majoration, à condition de transmettre leur choix dans les mêmes conditions que les parents.
Attention, une fois le partage décidé, ce choix est gravé dans le marbre ! La modification n’est possible qu’en cas de décès du bénéficiaire de la majoration avant la majorité de l’enfant. Dans ce cas, le parent survivant, s’il respecte les conditions, peut bénéficier de cette majoration.
Et les autres avantages pour la retraite ?
Quelques pépites supplémentaires à ne pas négliger dans votre chasse aux trimestres :
- Si votre caisse d’allocations familiales (CAF) a cotisé pour vous au titre de l’assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF), cela peut générer des trimestres et des salaires reportés sur votre relevé de carrière.
- Les périodes de maternité ou de congé pour adoption ne sont pas cotisées, mais elles peuvent, pour les assurés sociaux, permettre de valider des trimestres pour la retraite.
- Le congé parental d’éducation donne droit à une majoration égale à la durée effective de votre congé (non cumulable avec les autres majorations pour le même enfant).
- Si vous avez élevé un enfant handicapé (sans obligation de lien de parenté), vous pouvez bénéficier d’une majoration de durée d’assurance pouvant aller jusqu’à 8 trimestres, à condition que l’enfant ouvre droit à des prestations spécifiques (taux d’incapacité permanente de 80% minimum, AEEH ou PCH).
- Élever un enfant pendant 9 ans avant son 16e anniversaire donne aussi droit à une bonification sous différentes conditions, y compris si cet enfant a été à votre charge ou à celle du conjoint.
Enfin, si vous ne réunissez pas le nombre de trimestres nécessaire pour une retraite au taux maximum (le fameux « taux plein »), il est possible d’en bénéficier dès 65 ans, sous réserve de trois conditions précises (renseignez-vous bien !).
En Prévision ? Un simulateur (mes-aides.gouv.fr) vous aide à savoir quelles prestations sociales vous pouvez demander, et quelles démarches effectuer.
En résumé : Les parents de jumeaux (et tous les parents, en réalité), disposent d’outils précieux pour optimiser leur retraite. Veillez à bien respecter les délais et à faire valoir vos droits : chaque trimestre gagné, c’est un petit matelas de sérénité supplémentaire. Et qui sait, peut-être une retraite assez confortable pour enfin dormir… d’un sommeil de bébé !
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