
Ce que les députés viennent d’adopter pour transmettre 152 500€ sans taxe
11 décembre 2025
“J’ai trouvé la faille” : comment une caissière est partie avec 100 000 €
12 décembre 2025Quitter la course, tout plaquer à 40 ans, dire adieu aux emails lundi matin – un rêve pour beaucoup, une réalité pour Jérémy Leclercq. Ce Vendéen n’a pas attendu la cinquantaine dorée, ni l’héritage improbable d’un oncle d’Amérique, pour changer de vie et opérer un virage radical vers l’essentiel… dans 32 petits mètres carrés !
De l’atelier familial au sommet… puis à la cabane
Chez Jérémy, la fibre du travail a poussé très tôt, mais pas vraiment celle de l’amour de l’école… Dès 13 ans, il délaisse les rangs de la classe pour enfiler la tenue d’ouvrier dans l’entreprise de son père, aux Sables-d’Olonne. Un peu rebelle sur les bancs, il sait néanmoins ce qu’il veut : travailler avec ses mains, être indépendant, vivre à sa façon. Une route toute tracée ? Pas vraiment : la vie réserve parfois des virages inattendus, comme cet accident où il perd l’usage d’un doigt. Loin de le décourager, il rebondit et devient commercial dans la même société, adaptant sa carrière à ce revers du destin.
En 2009, l’heure de l’émancipation sonne. Ambitieux, Jérémy lance sa propre activité. Malheureusement, la réalité de l’entrepreneuriat lui assène quelques coups : le manque de connaissances en comptabilité, la crise économique de 2012 et quelques recrutements malencontreux… Résultat, liquidation judiciaire en 2014. Coup dur ? Pas suffisant pour arrêter un Vendéen. « Jamais vaincu, toujours debout », pourrait-on dire, avec sa petite cabane en bandoulière.
Deuxième essai, deuxième souffle
Endetté, peut-être, mais jamais à terre : Jérémy rebondit vite et lance « Isolation Sablaise », entreprise tournée vers l’isolation qui finit par rencontrer le succès. Tout roule (ou presque) jusqu’à l’arrivée d’une pandémie mondiale, connue de tous… Le Covid-19 n’est pas seulement venu chambouler nos pauses-café, il a aussi provoqué en Jérémy une réflexion profonde. L’heure de tenir une vieille promesse à soi-même approche.
Car oui, il s’y était engagé il y a bien longtemps : ne pas attendre l’âge classique de la retraite pour souffler. Alors, alors que beaucoup ressentaient l’envie de s’évader pendant les confinements, lui passe à l’action : il confie progressivement les rênes de sa boîte. « J’ai toujours bossé à 300 %. En un an et demi, j’ai dû prendre quatre week-ends de repos », glisse-t-il, non sans un brin de fierté, à ses confrères. On comprend mieux pourquoi il avait besoin de changer d’air !
La revanche du minimalisme (en 32 m², s’il vous plaît !)
Et la maison de ses rêves ? Non, pas de grande villa sur la Méditerranée pour notre entrepreneur repenti. Place à une cabane de 32 mètres carrés, construite dans l’arrière-pays vendéen. Minimaliste, certes, mais pleine d’ambitions : ici, Jérémy aspire à l’autosuffisance grâce à des équipements adaptés et un potager bien pensé. Fini les notifications et les réunions Zoom : il prévoit même de renoncer à son téléphone portable et à son ordinateur. Bon, on avoue, il a craqué pour une belle voiture avant de prendre la clé des champs – personne n’est parfait, pas vrai ?
Tout n’a toutefois pas été remisé au placard. Pour assurer ses arrières, Jérémy garde quelques propriétés immobilières : de quoi payer ses dettes et maintenir un revenu, car l’autosuffisance, c’est bien, mais la prudence, c’est mieux.
Bilan : une promesse tenue, une vie repensée
- Un parcours jalonné de hauts, de bas, et d’une sacrée dose de persévérance.
- L’art de rebondir quand la vie vous met à l’épreuve.
- La volonté farouche de rester maître de son temps et de ses rêves.
- Une quête de simplicité sans pour autant renoncer complètement à la sécurité.
À retenir ? Le bonheur, c’est parfois tenir la promesse qu’on s’est faite à soi-même, même s’il faut pour cela bousculer toutes les habitudes. Peut-être n’avons-nous pas tous un cabanon à construire, ni l’envie farouche de dit-bye à la technologie, mais l’histoire de Jérémy Leclercq prouve qu’il n’est jamais trop tôt — ni trop petit, ni trop cabossé — pour réécrire son histoire. Si ça vous démange : prenez déjà un week-end, posez-vous, et questionnez vos promesses. Qui sait, la vôtre vous attend quelque part… peut-être dans 32 m².
- Ce que chaque frontalier doit absolument savoir pour gagner plus en 2026 - 18 janvier 2026
- Épargner pour sa retraite sans se ruiner : l’astuce méconnue des experts - 18 janvier 2026
- Voici pourquoi tant de retraites sont refusées chaque année par simple oubli - 18 janvier 2026




