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19 décembre 2025Arrêter de tout plaquer pour vivre dans une cabane en forêt, c’est le genre d’idée que l’on lance lors d’un apéro entre amis, en riant. Sauf que pour Jérémy Leclercq, ancien chef d’entreprise aux Sables-d’Olonne, c’est devenu une promesse… et un plan de vie.
Un rêve d’autonomie, né à l’adolescence
Depuis ses 18 ans, Jérémy Leclercq avait une idée fixe : raccrocher les gants à 40 ans. « Dès mes 18 ans, je disais que je me retirerais à 40 ans », assume celui qui, bien avant les tendances du slow living, rêvait déjà de se mettre au vert. Autant dire que le décor n’était pas planté pour une longévité spectaculaire derrière un bureau bien chauffé. Pas très attiré par les bancs de l’école, il avoue : « Je n’étais pas très motivé par les études, je voulais vivre de mes mains et être autonome. »
Mais avant le chant des oiseaux et l’autosuffisance, il y a eu le bruit des machines et la sueur des lundis matin. Ouvrier dès l’âge de 13 ans dans l’entreprise familiale, Jérémy n’a pas chômé. Une blessure (et un doigt en moins) l’a ensuite poussé à devenir commercial, puis à fonder sa première société en 2009. Malgré les épreuves – liquidation de sa première entreprise en 2014 due à la crise, à des soucis de comptabilité et aux mauvais choix de collaborateurs – il rebondit. « Isolation Sablaise » voit le jour aux Sables-d’Olonne, sur la côte vendéenne.
Du bureau à la cabane : une transition pas si simple
L’entreprise se porte bien, du moins jusqu’à ce que le premier confinement mondial ne vienne tout bouleverser. Jérémy vit alors une sorte de respiration inattendue : « Paradoxalement, pour moi, ça a été une respiration. Mais quand ça s’est terminé, je ne me sentais plus capable de retourner au travail. »
C’est le déclic : il décide d’organiser son départ, pour le printemps 2022. Mais attention, partir si tôt, ce n’est pas qu’une question de rêve, il a fallu en payer le prix. « Bosser trois fois plus pour partir trois fois plus tôt. J’ai toujours bossé à 300 %. En un an et demi, j’ai dû prendre quatre week-ends de repos », admet Jérémy – le repos du guerrier ne s’improvise pas, semble-t-il.
Une nouvelle vie entre poules et potager
À 42 ans, son nouvel univers est une cabane de 32 m², construite à l’écart dans l’arrière-pays. Fini le téléphone portable, exit l’ordinateur : « Je ne veux plus de portable ni d’ordinateur, plus de fil à la patte », affirme le quadragénaire, bien décidé à renouer avec une vie simple. Le programme ? Autonomie grâce à un potager, poulailler et – pourquoi pas – l’air pur comme carburant exclusif.
Dans cette recherche d’autosuffisance et de retour à la nature, Jérémy met en œuvre les principes qui l’avaient déjà séduit adolescent. L’objectif : se reconnecter, loin du tumulte et du stress du monde professionnel.
- Cabane de 32 m² dans l’arrière-pays
- Projet d’autosuffisance via un potager et un poulailler
- Déconnexion totale du numérique
Pas de retraite dorée, mais une organisation millimétrée
Partir à 42 ans ne veut pas dire tout abandonner sans sécurité. Foresight oblige, il a prévu de quoi payer ses dernières dettes grâce à ses revenus restants, notamment de l’immobilier qu’il compte louer à des jeunes. Quant à Isolation Sablaise, Jérémy ne coupe pas complètement les ponts : « Je garderai un œil dessus », précise-t-il. Un œil bienveillant, mais, on l’imagine, depuis la fenêtre de sa cabane entourée de verdure.
Sa leçon, en creux : pour changer de vie, il faut de la volonté et une sacrée dose de travail en amont. Jérémy Leclercq rappelle à sa manière qu’en bossant beaucoup (trop ?), le rêve du retour à la nature peut devenir réalité – à condition aussi de ne pas oublier de prendre (au moins) quatre week-ends de repos de temps en temps…
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