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11 août 2026La question revient souvent chez les personnes en reconversion professionnelle : peut-on vraiment devenir assistant social en 1 an, alors que le cursus classique dure 3 ans ? La réponse existe, mais elle ne concerne pas tout le monde. Deux dispositifs permettent réellement de raccourcir le chemin vers le diplôme d’État d’assistant de service social : la VAE et les allègements de formation.
Est-il vraiment possible de devenir assistant social en 1 an ?
Oui, mais uniquement dans des cas précis. Le DEASS reste un diplôme réglementé, de niveau 6, conférant le grade licence avec 180 crédits ECTS. La formation classique 3 ans en IRTS ou en école spécialisée demeure la voie de référence pour les étudiants sortant du lycée ou de Parcoursup, sans expérience préalable dans le social.
Le raccourci en 1 an s’adresse à des profils déjà engagés dans le travail social : titulaires d’un diplôme connexe, salariés justifiant plusieurs années d’expérience sur des missions d’accompagnement social. Pour eux, deux mécanismes existent : la validation des acquis de l’expérience et les dispenses de formation accordées par les écoles spécialisées. Ces deux voies permettent d’obtenir le diplôme sans repasser par un cursus intégral de 3 ans.
| Critère | Formation classique 3 ans | Parcours accéléré 1 an |
|---|---|---|
| Public visé | Étudiants sans expérience du secteur | Professionnels expérimentés ou diplômés proches |
| Voie d’accès | Parcoursup, sélection sur dossier et entretien | VAE ou allègements de formation |
| Stages | Environ 1 400 heures réparties sur 3 ans | Stages réduits ou dispensés selon expérience |
| Diplôme obtenu | DEASS, grade licence | DEASS, grade licence (identique) |
Les conditions pour accéder à un parcours accéléré
Profils éligibles et diplômes requis
Les écoles spécialisées et IRTS n’ouvrent pas ce raccourci à n’importe qui. Sont généralement concernés les titulaires d’un BTS SP3S, d’un DUT ou BUT carrières sociales, d’une licence en sciences humaines, sociales ou juridiques, ou encore d’un diplôme d’éducateur spécialisé. Ces diplômes couvrent une partie des compétences attendues, ce qui justifie des allègements de formation lors de l’entrée dans le cursus.
Expérience professionnelle et VAE
L’autre porte d’entrée concerne l’expérience professionnelle. Un travailleur social salarié depuis plusieurs années, exerçant des fonctions proches de celles d’un assistant de service social, peut mobiliser la VAE pour transformer son parcours en diplôme reconnu. Cette voie ne dispense pas totalement de préparation, mais elle évite de reprendre une formation complète.
VAE et allègements : les deux voies principales
La VAE (Validation des Acquis de l’Expérience)
La validation des acquis de l’expérience permet à un candidat de faire reconnaître son parcours professionnel sans repasser par la case formation initiale. Le principe consiste à constituer un dossier détaillant les missions exercées, puis à le présenter devant un jury. Si les compétences correspondent au référentiel du DEASS, le diplôme peut être délivré en totalité ou en partie, avec parfois un complément de formation à suivre en un an.
3 ans d’expérience : le seuil souvent exigé pour la VAE
La plupart des jurys demandent au moins trois années d’exercice en lien direct avec le travail social avant d’étudier une demande de VAE pour le DEASS. En dessous de ce seuil, un allègement de formation classique reste la solution la plus réaliste.
Les dispenses et allègements de formation
Les allègements de formation fonctionnent différemment de la VAE. Ici, le candidat s’inscrit bien dans un cursus en école spécialisée, mais certains modules ou stages lui sont dispensés en raison de son diplôme antérieur ou de son expérience. Concrètement, une partie du programme des 3 ans est validée d’office, ce qui ramène la scolarité restante à une année, parfois un peu plus selon les écoles et les IRTS concernés.
Organisation du parcours intensif : programme, rythme et stages
Un cursus accéléré reste exigeant. Les cours se concentrent sur les matières non encore validées : intervention sociale, droit des politiques sociales, méthodologie de l’accompagnement. Les stages restent obligatoires, même réduits, car ils conditionnent l’acquisition des compétences pratiques attendues chez un futur assistant de service social. Le rythme est souvent plus dense qu’en formation classique 3 ans, avec des semaines chargées entre cours théoriques et périodes de stage.
Financer sa formation : CPF, Pôle emploi et autres aides
Le financement d’un parcours intensif ou d’une démarche de VAE peut mobiliser plusieurs dispositifs. Le compte personnel de formation (CPF) permet de couvrir tout ou partie des frais de préparation au DEASS, notamment pour les salariés en reconversion professionnelle. Pôle emploi propose également des aides pour les demandeurs d’emploi engagés dans un cursus accéléré, sous certaines conditions d’éligibilité liées au projet professionnel. Certaines régions et employeurs du secteur social complètent ces financements, en particulier lorsque la formation est suivie en cours d’emploi.
Le dossier de candidature à préparer diffère selon la voie choisie : pour la VAE, il s’agit d’un livret détaillant l’expérience professionnelle, alors que pour un allègement de formation, il faut surtout fournir les diplômes et justificatifs d’expérience à l’école spécialisée visée.
Débouchés et perspectives après le DEASS
Une fois le diplôme obtenu, que ce soit par la voie classique ou par un parcours en 1 an, les débouchés restent identiques. L’assistant de service social travaille en collectivité territoriale, dans des établissements hospitaliers, des associations ou des structures d’insertion. Le salaire assistant social démarre généralement autour de 1 800 à 2 000 euros bruts mensuels en début de carrière, avec une évolution possible vers des postes de coordination ou de cadre socio-éducatif après quelques années d’expérience.
Le métier de travailleur social attire des profils variés, souvent en reconversion professionnelle après un premier parcours dans un autre secteur. Que le diplôme soit obtenu en 3 ans ou par un parcours accéléré, la reconnaissance professionnelle reste la même : le DEASS ouvre les mêmes portes, quelle que soit la voie empruntée pour l’obtenir.


