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23 décembre 2025Un PIB qui fait mine de rebondir, et pourtant la rentrée 2025 s’annonce grise pour les travailleurs français : les promesses d’emploi et de pouvoir d’achat peinent à tenir leur rang. L’étude de la Dares du 26 novembre brosse le portrait d’une économie où les chiffres montent d’un côté… mais où le moral et les comptes des salariés risquent fort de faire grise mine.
L’emploi privé en recul malgré la hausse du PIB
On aurait pu s’attendre à un brin d’optimisme avec une croissance du PIB de +0,5 % au troisième trimestre 2025. Las, la réalité a douché les plus enthousiastes ! D’après la Dares, l’emploi salarié privé n’a pas suivi la cadence : entre juillet et septembre, il a diminué de 0,3 %, soit la disparition de 60 600 postes.
- La principale cause : la chute des contrats en alternance, elle-même fatale à la dynamique de l’emploi.
- Ce recul concerne tous les secteurs : dans le tertiaire marchand, pas moins de 38 400 emplois ont été rayés de la carte en un trimestre, effaçant les 38 600 créations enregistrées au trimestre précédent.
- L’industrie et la construction ne sont pas épargnées, affichant respectivement leur quatrième et onzième trimestre consécutif de destructions de postes.
Résultat, la progression de l’emploi privé stagne désespérément. Sur l’ensemble de l’année, ce sont 112 000 postes qui ont disparu, marquant une baisse globale de 0,5 %. Difficile d’imaginer un cocktail moins festif pour aborder la rentrée…
Taux d’emploi : des disparités selon l’âge
Le taux d’emploi des 15-64 ans dans le secteur privé n’échappe pas à cette dynamique : au troisième trimestre 2025, il atteint 69,4 %, en repli de 0,1 point. Mais attention, tous les âges ne sont pas logés à la même enseigne. Petite consolation pour les seniors : la classe d’âge des 55-64 ans voit son taux d’emploi progresser (de 0,1 point à 61,8 %).
- Pour les 15-24 ans et les 25-49 ans, la situation se dégrade, avec une baisse de 0,3 point sur la période.
- Les efforts politiques en faveur de l’emploi des plus âgés semblent porter quelques fruits… tandis que les jeunes et les actifs en pleine force de l’âge doivent composer avec un marché du travail de plus en plus serré.
Un tableau qui n’invite pas franchement à l’optimisme, surtout pour ceux qui rêvaient d’un rebond généralisé post-crise…
Chômage : la tendance reste à la hausse
Autre mauvaise nouvelle persistante : le chômage colle aux baskets des actifs. Son taux s’établit à 7,7 % de la population active au troisième trimestre 2025, soit une hausse de 0,1 point par rapport au trimestre précédent. Sur une année complète, on note une progression de 0,3 point.
- Le marché du travail peine toujours à inverser la tendance, et les chiffres ne laissent guère de place à la détente sur ce front.
Salaires : petite progression, grand ralentissement
Côté salaires, il y a certes de la hausse, mais n’allez pas sortir la bouteille de champagne tout de suite ! Le salaire mensuel de base (SMB) a augmenté de 2 % sur un an au troisième trimestre 2025. Cela peut sembler honorable, si l’on ne tient pas compte du contexte : c’est moins qu’auparavant (2,1 % au deuxième trimestre, 2,2 % au premier).
Cette modération s’explique par une inflation moins forte, qui a poussé les employeurs à ralentir la progression des salaires négociés. Mais voilà, le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat subies lors des hausses de prix de 2021 et 2022 est loin d’être achevé. En tenant compte de l’inflation, le salaire mensuel de base réel n’a progressé que de 0,9 % sur un an.
- Les ouvriers, en particulier, ressentent davantage ce coup de frein, la hausse de leur salaire étant la moins marquée.
Conclusion : La rentrée 2025, c’est un peu “peut mieux faire”… Sur le papier, le PIB a retrouvé quelques couleurs. Mais sur le terrain, ce sont des suppressions d’emplois, un taux de chômage persistant, et des salaires qui n’arrivent toujours pas à combler la perte de pouvoir d’achat des années précédentes qui dominent. Les actifs ne manqueront pas de ressentir cette réalité : vigilance et mobilisation semblent être les maîtres-mots pour qui espère défendre ses droits dans cette rentrée morose.
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