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1 janvier 2026Les jours fastes des augmentations salariales généreuses semblent se faire discrets pour les salariés des banques françaises… Fini les 3% d’augmentation générale pour tous, bienvenue dans l’ère de la prime ciblée et du coup de pouce individuel ! Que se passe-t-il derrière les guichets ? Où en sont les tractations entre syndicats et directions ? On ouvre le coffre et on fait le point.
Des négociations annuelles obligatoires sous le signe de la sobriété
En 2026, l’époque où les augmentations générales servaient de rempart contre l’inflation est bel et bien révolue. Désormais, les banques françaises, globalement florissantes (avec près de 24 milliards d’euros de bénéfices nets cumulés sur neuf mois pour BNP Paribas, Crédit Agricole, BPCE et Société Générale, soit 9,5% de plus que sur la même période en 2024), préfèrent miser sur des hausses ponctuelles ou individuelles. Sauf exception, la générosité s’étiole.
La grande majorité des établissements a clôturé sa saison des négociations annuelles obligatoires. Seule la Société Générale laisse un petit délai supplémentaire à ses syndicats pour parapher la dernière proposition de la direction. Sur la table :
- Intéressement supplémentaire de 1 400 euros brut
- Enveloppe d’augmentations individuelles équivalant à 1,5% de la masse salariale
- Hausse ciblée de 5 à 8% des minima de la grille
Le tout équivaut à une enveloppe globale de 4,6% de la masse salariale en faveur des salariés, selon la direction. Petit effet « on n’en voulait pas, mais c’est déjà ça » : le syndicat majoritaire SNB SG a salué l’intéressement revu à la hausse (de 900 à 1 400 euros), même s’il regrette l’absence d’augmentation pérenne.
BNP Paribas et Crédit Agricole : la prime avant tout
Du côté de BNP Paribas, la stratégie est claire : pas d’augmentation générale en vue pour 2026 ! Mais une prime « partage de la valeur », issue du dispositif Macron, oscillant cette fois entre 1 000 et 1 300 euros selon le palier de salaire. S’ajoutent ici des augmentations individuelles pour 2% de la masse salariale. Ce choix est clairement affiché comme une préférence des banques non-mutualistes pour les primes plutôt que pour les hausses générales.
Au Crédit Agricole, les négociations restent en cours pour la maison mère (CASA, la « banque centrale »), mais concernant les 78 800 salariés des caisses régionales et leurs filiales, la décision est tombée : augmentation de la rémunération conventionnelle limitée à 0,5%. Une goutte d’eau pour les syndicats SNECA, CGT, FO, Sud et l’Unsa, qui pointent les 4,1% de hausse des bénéfices sur neuf mois. Ils réclament la reprise des discussions, mouchoir pour les larmes, la direction refuse.
Les banques mutualistes, un peu plus généreuses, mais pas non plus Père Noël
En 2022, avec une inflation à 5,2%, place était faite aux hausses généralisées (3 à 5,9% chez BNP, 2 à 3% à la Société Générale). En 2025 ? L’inflation ne devrait pas dépasser 1% selon la Banque de France. Le contexte ne joue donc plus en faveur d’augmentations conséquentes, ce que les syndicats ne cachent pas regretter. Cependant, les banques mutualistes, détenues par leurs clients, maintiennent quelques gestes supplémentaires :
- Banque Populaire : hausse dégressive selon le salaire, de 0,7% à 1,3%
- Caisse d’Épargne : augmentation générale de 1%
- Crédit Mutuel Alliance Fédérale : 1% d’augmentation générale, plancher de 500 euros, enveloppe d’augmentations individuelles à 1,7% de la masse salariale, abondement de 1 500 euros en épargne salariale
Tout cela, sans oublier que le secteur affiche une santé de fer (rebelote sur les 24 milliards accumulés !).
Des disparités et des gagnants très ciblés
Alors, qui s’en sort le mieux ? Quelques profils stratégiques ou compétences en tension, notamment chez les cadres, continuent de bénéficier d’ajustements salariaux personnalisés. Résultat :
- Les augmentations générales deviennent rares et peu élevées
- Les primes et enveloppes individuelles se multiplient
- Les écarts entre banques mutualistes et les autres persistent mais rétrécissent
Une chose est sûre : dans un contexte où même les jeunes salariés n’hésitent plus à évoquer franchement leur rémunération, il va falloir ouvrir l’œil pour saisir chaque nouveau bonus ou prime qui passerait discrètement, surtout quand on ne veut pas passer à côté des dispositifs maison.
Conclusion : dire adieu aux bonnes vieilles hausses générales, c’est se réveiller dans un monde où la négociation individuelle, la prime ciblée et l’attentisme deviennent la norme. Les salariés des banques peuvent toujours compter sur la vitalité de leur secteur, mais pour la pluie de billets, il faudra patienter… Ou faire partie des profils très recherchés !
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